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  • Marcel Proust

スワン家の方へ 第1章 コンブレイ – 9

この混乱しためくるめくような記憶が意識の中に蘇る瞬間はいつも数秒のことであり、時には、意識の中にある場所がよく分からず、夢心地であれこれ思い出そうと試みるのだが、その時、意識の中に蘇る場所の記憶はすべてがぼんやりとしており、それはあたかもキネトスコープで見る疾走する馬の連続写真のように次々と現れては消える。その目覚めの中で過去に住んだことのある場所の記憶が順番に思い浮かび、遂には、全てを思い出す。――冬の部屋、ベッドの上に寄せ集め、鳥の巣のように重ね合わせた枕の一端、毛布の上縁、ショールの一片、ベッドの縁、デバローズ(当時の新聞)の中に頭を潜り込ませた時の記憶。――凍りつくような寒い夜、ベッドの中で外気から隔離されていると感じる時の楽しい記憶(大地の熱気で暖められた洞窟にある奥の海燕の巣のような)。その部屋では囲炉裏が夜っぴて燃え続け、燃えさしの薪が思い出したように燃え上がり、暖かく煙っぽい空気の中に光を放つ。異次元のアルコーブ、部屋の中に作られた暖かな洞窟、熱せられ空気のバリヤに囲まれた動き続ける暖かな空気の塊、そんな大きなマントに包まれて眠る時、時折、窓際や囲炉裏から遠く離れた部屋の隅から流れてくる冷気が顔に触れる。――夏の夜、生暖かい夜と抱き合うように寝る時、僅かに開いた鎧戸に掛かる月の光がベッドの足元まで光の梯子を伸ばす。あたかも、大気の中でそよ風に吹かれて揺れている光の枝の先端で眠るシジュウカラのよう。――ベッドの天蓋を軽々しく支えるベッドの支柱により上品に画された空間には大変陽気な雰囲気が漂い、私は、そのルイ16世風の寝室に初めて泊まるにもかかわらず、寂しさを全く感じることがない。――その反対に、ところどころマホガニーで飾られたピラミッド状の高く狭い吹き抜けの天井の部屋、ベチベル油臭い匂い、敵意に満ちた菫色のカーテン、傲慢で独りよがりに音を立て続ける置き時計、そんな私の神経を逆なでするもので満ちた部屋に入った瞬間に、毒気に当てられ気が滅入った時の記憶。――部屋のコーナーに斜めに置かれた四脚の鏡は、本来そこにあるべきものとは思えず、不思議な雰囲気で厳然と存在を主張し、わたしの目が慣れ親しんだ空間の完全性を破壊してしまう。――私の意識は、部屋の形を正確に把握しようと、私の身体から離れ、数時間にわたり、その巨大なピラミッドのような空間を隅から隅までさまよう。私はベッドの上に横たわり、鼻息荒く、心臓の鼓動は激しく、天井を見つめ、耳を澄ましたまま、数日にわたり眠れぬ夜を過ごす。――しかし、やがて、習慣が、カーテンの色や置き時計の音を気にならなくし、斜めに置かれた残酷な鏡に憐みを教え、ベチベル油の匂いを完全に消し去ることがなくとも、和らげ、高い天井をいつもの高さに変えてくれる。――習慣!巧みな心のカウンセラーはいつも反応が遅く、新しい環境に親しむことができずに苦しむ心を助けようとせず、何週間もの間、黙ってみているだけである。それにもかかわらず、心は習慣の助けなくして、部屋を住み心地のよい場所にすることができないため、習慣に出会うと喜ぶ。

Ces évocations tournoyantes et confuses ne duraient jamais que quelques secondes ; souvent ma brève incertitude du lieu où je me trouvais ne distinguait pas mieux les unes des autres les diverses suppositions dont elle était faite, que nous n’isolons, en voyant un cheval courir, les positions successives que nous montre le kinétoscope. Mais j’avais revu tantôt l’une, tantôt l’autre, des chambres que j’avais habitées dans ma vie, et je finissais par me les rappeler toutes dans les longues rêveries qui suivaient mon réveil ; chambres d’hiver où quand on est couché, on se blottit la tête dans un nid qu’on se tresse avec les choses les plus disparates : un coin de l’oreiller, le haut des couvertures, un bout de châle, le bord du lit, et un numéro des Débats roses, qu’on finit par cimenter ensemble selon la technique des oiseaux en s’y appuyant indéfiniment ; où, par un temps glacial, le plaisir qu’on goûte est de se sentir séparé du dehors (comme l’hirondelle de mer qui a son nid au fond d’un souterrain dans la chaleur de la terre), et où, le feu étant entretenu toute la nuit dans la cheminée, on dort dans un grand manteau d’air chaud et fumeux, traversé des lueurs des tisons qui se rallument, sorte d’impalpable alcôve, de chaude caverne creusée au sein de la chambre même, zone ardente et mobile en ses contours thermiques, aérée de souffles qui nous rafraîchissent la figure et viennent des angles, des parties voisines de la fenêtre ou éloignées du foyer, et qui se sont refroidies ; — chambres d’été où l’on aime être uni à la nuit tiède, où le clair de lune appuyé aux volets entr’ouverts jette jusqu’au pied du lit son échelle enchantée, où on dort presque en plein air, comme la mésange balancée par la brise à la pointe d’un rayon ; — parfois la chambre Louis XVI, si gaie que même le premier soir je n’y avais pas été trop malheureux, et où les colonnettes qui soutenaient légèrement le plafond s’écartaient avec tant de grâce pour montrer et réserver la place du lit ; parfois au contraire celle, petite et si élevée de plafond, creusée en forme de pyramide dans la hauteur de deux étages et partiellement revêtue d’acajou, où, dès la première seconde, j’avais été intoxiqué moralement par l’odeur inconnue du vétiver, convaincu de l’hostilité des rideaux violets et de l’insolente indifférence de la pendule qui jacassait tout haut comme si je n’eusse pas été là ; — où une étrange et impitoyable glace à pieds quadrangulaires barrant obliquement un des angles de la pièce se creusait à vif dans la douce plénitude de mon champ visuel accoutumé un emplacement qui n’y était pas prévu ; — où ma pensée, s’efforçant pendant des heures de se disloquer, de s’étirer en hauteur pour prendre exactement la forme de la chambre et arriver à remplir jusqu’en haut son gigantesque entonnoir, avait souffert bien de dures nuits, tandis que j’étais étendu dans mon lit, les yeux levés, l’oreille anxieuse, la narine rétive, le cœur battant ; jusqu’à ce que l’habitude eût changé la couleur des rideaux, fait taire la pendule, enseigné la pitié à la glace oblique et cruelle, dissimulé, sinon chassé complètement, l’odeur du vétiver, et notablement diminué la hauteur apparente du plafond. L’habitude ! aménageuse habile mais bien lente, et qui commence par laisser souffrir notre esprit pendant des semaines dans une installation provisoire ; mais que malgré tout il est bien heureux de trouver, car sans l’habitude et réduit à ses seuls moyens, il serait impuissant à nous rendre un logis habitable.

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