© 2016 OKADA Noboru. Proudly created with Wix.com

A propos de moi.

 

Je suis linguiste.

Je suis linguiste.

 

C’était mon premier jour d’école. Mon père a pris cette photo de moi avec ma sœur devant notre maison. Moi dans cette photo avais l’air si content. Et maintenant, je ne me souviens plus de la joie que je ressentais à ce moment-là. Un seul souvenir de cet évènement de ma vie qui reste encore dans ma mémoire : Dès que l’heure de repos a sonné, je me suis précipité à la porte de la salle de classe et me promenais tout seul dans cette école jusqu’à ce que j’aie été ramené par des ainées à la cour d’école où se trouvaient mon institutrice et mes camarades. 

 

J’ai aimé ma ville au bord de la mer. Je me souviens bien de cette ambiance paisible de ma jeunesse. A l’âge de 16 ans, j’ai quitté la maison de mon père. Je suis allé à Tokyo avec ma mère et mes sœurs. Et puis après, je n’avais guerre plus d’occasion d’y retourner. Je peux dire que ma vie actuelle a commencé à partir de ce moment-là. J’ai voyagé beaucoup. J’ai visité la région de la méditerrané et passé quelques années en Algérie et en Tunisie. Cette région me rappelle l’ambiance de ma jeunesse. Depuis, je m’éloigne de plus en plus de mon point de départ qui est ma ville natale, comme une boule au bout d’une ficelle qui tourne autour d’un axe. Plus je vieillis, plus je m’éloigne. Je ne pense pas à mon âge. Il me semble que je suis toujours à la recherche de mon rêve de ma jeunesse. Dans ma ville natale, il ne reste plus personne da ma famille après la mort de mon père. Il était le dernier qui y restait.

 

Il y a ceux qui partent et ceux qui restent. Le changement qui se produit à ceux qui partent est beaucoup plus important qu’à ceux qui restent. Au début je n’ai pas pris conscience de ce changement parce que je me suis éloigné du Japon petit à petit, mais pas d’un seul coup. A un moment donné, j’ai constaté que j’ai changé.

 

Je ne sors pas beaucoup et je ne vois pas la télé. Je vis dans la maison, presque cloîtré parce que je peux vivre ainsi à cause de mon travail à domicile. Je ne connais pas beaucoup ce qui se passe au Japon. Comme si je vis ailleurs. Pendant que je conduis la voiture, surtout la nuit, il y a des moments où je perds la notion de lieux. J’ai l’impression d’être ailleurs tout en étant ici. C’est une sensation étrange. Quand j’ai écouté une citation de quelque phrases d’Avicenne (c’était quelque chose comme ça) : « Quand je monte au sommet de la tour, je vois le paysage depuis ce sommet, j’ai l’impression de voir les vues de tous les sites que j'ai vu dans le passé », je me demande si ce n’est pas cela, la sensation que je ressens. 

 

Mais, je sais que je connais l'existence d'une partie de moi-même qui cherche toujours la sensation de mon enfance à mon réveil: Réveillé par ma mère, tout en restant dans un matelas tiède, agréable et dorloté. 

 

Littérature :

J’ai commencé à lire la littérature française en français il y a longtemps, presque au début de mon apprentissage de la langue française. Mais, c’est seulement récemment que j'ai commencé à la comprendre vraiment. Evidement c'est à cause de mon niveau médiocre du français, mais aussi à cause de mon manque d'expérience dans la vie. Mes écrivains favoris sont Marcel Proust, Baudelaire, Marguerite Duras, Jacques Prévert, etc. Leurs mots étaient d’un grand secours pour surmonter des moments difficiles de ma vie.

 

Yoga :

Je le pratique depuis longtemps. Si la littérature m’était le secours psychologique, le yoga était le secours physique. 

 

Musique :

Jazz, Classique, Chanson, Canzone, etc.